12.9.2026

Tendances du M&A

Cession-acquisition de PME en France : ce que montre le bilan 2025 et ce qu'annonce 2026

Cession-acquisition de PME en France : ce que montre le bilan 2025 et ce qu'annonce 2026
Aurélien Queroy
CEO du groupe Egery (Alvo, Egery Tech)
5 min

Le marché français de la cession-acquisition de PME a connu un léger coup de frein en 2025. Voici ce qu'en disent les derniers chiffres disponibles, et ce qui se dessine pour 2026.

Un repli de 12% en 2025

Selon le bilan annuel des opérations de cession-acquisition, le marché a enregistré 1 076 opérations en 2025, contre 1 226 en 2024, soit un recul d'environ 12%. Ce repli s'explique avant tout par deux facteurs conjugués : l'instabilité politique de la période et un ajustement à la baisse des niveaux de valorisation par rapport aux années précédentes.

La Tech résiste, voire progresse

Tous les secteurs ne sont pas logés à la même enseigne : le segment technologies, médias et télécommunications a enregistré 448 opérations en 2025, en hausse de 21%, alors même que le marché global se contractait. Un signe que l'appétit des acquéreurs reste sélectif plutôt qu'en berne.

Un potentiel de transmission qui reste largement sous-exploité

Sur le fond, la dynamique structurelle du marché n'a pas changé : selon Bpifrance Le Lab, environ 370 000 PME et ETI françaises seront à transmettre d'ici 2030, soit un potentiel théorique de l'ordre de 74 000 transmissions par an. Au rythme actuel, seules environ 130 000 sont effectivement transmises sur 5 ans, ce qui laisse chaque année entre 15 000 et 37 000 opportunités de cession sans repreneur identifié. D'ici 2026, plus de 600 000 dirigeants de PME et ETI françaises auront par ailleurs dépassé 60 ans selon les estimations de Bpifrance Transmission.

Ce qu'on peut attendre de 2026

Plusieurs analystes du secteur anticipent une reprise progressive de l'activité en 2026, portée notamment par l'anticipation de l'échéance présidentielle de 2027, qui pousse historiquement certains dirigeants à accélérer leurs projets de cession avant un nouveau cycle politique. À l'inverse, des facteurs comme la tension sur les prix de l'énergie ou la poursuite de l'instabilité intérieure pourraient continuer à peser sur la confiance des acquéreurs.

En clair : l'écart entre le nombre de dirigeants qui devront transmettre et le nombre d'opérations réellement bouclées chaque année reste considérable. C'est précisément l'espace dans lequel une mise en relation directe et outillée entre cédants et repreneurs a le plus de valeur à apporter.

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